Nous sommes faits de la même substance que les arbres.

Les jungles, les forêts et les arbres sont souvent considérés comme les « poumons de la Terre ». En effet, il existe d’étranges similitudes entre la forme d’un arbre et celle d’un torse humain. Ce n’est peut-être pas une coïncidence si toutes les langues du monde ont tendance à désigner les arbres, de façon métaphorique, comme le principal organe respiratoire de la Terre. En outre, chaque fois qu’un gouvernement a besoin de nettoyer sa conscience publique après une mauvaise action environnementale, il commence presque toujours par planter des arbres. Comme si un arbre était le symbole d’une nouvelle vie, ce qui prouve une fois de plus le lien étroit entre la vie et la respiration. On peut se demander à quel point l’Australie a dû se faire du mal pour déclarer un plan d’un milliard d’arbres plantés sur son territoire. Commençons par quelques chiffres : aujourd’hui, les forêts ne couvrent que 17% de son immense région géographique.

 

Plante un arbre, fais pousser la vie. Pour tout un pays.

Malgré le fait que nous puissions encore percevoir cette partie de l’Océanie comme intacte, une grave dépendance au carbone l’empoisonne lentement. L’Australie est tragiquement en retard pour remplir ses obligations par rapport aux accords de Paris, en raison de l’impossibilité même de se libérer du carbone qui répond à environ 60 % de ses besoins énergétiques. Pourtant, le pays, en la personne de son Premier ministre Scott Morrison, s’est dit confiant de réussir, d’ici 2050, non seulement à ce que de nouvelles forêts absorbent les énormes quantités de gaz à effet de serre qui minent le délicat écosystème de la région, mais aussi à donner un nouveau souffle à l’économie, en générant de nouveaux emplois pour un total de 16,4 milliards de dollars.
Les arbres sont donc toujours une métaphore de la nouvelle vie. Voilà donc le grand engagement de l’Australie. Il convient de rappeler que l’Australie sait comment tenir sa parole. Face aux récents ravages causés par le plastique, les Australiens ont réussi à réduire de 80 % l’utilisation du plastique dans les supermarchés en seulement 3 mois.

 

La terre ne respire pas seulement avec des poumons.

Certes, grâce à la photosynthèse chlorophyllienne, mais aussi grâce au lien entre le sol et le ciel par les racines et les feuilles, plus que toute autre entité organique sur Terre, les arbres semblent nommés à l’exercice de la respiration. Pourtant, il n’y a pas de fibre sur cette planète qui ne prenne le même souffle : rien ne peut vivre en retenant sa respiration. Pour pouvoir bien comprendre cela, il faut observer la nature, comme d’habitude. Pas seulement au niveau du paysage : la nature se déplace dans le corps humain, en nous. L’une des premières étapes de la méthode consiste à prendre conscience du fait que la respiration implique au moins deux autres zones physiques, en plus de tes poumons : l’abdomen et le cerveau. En commençant sur cette voie, on finira, à son rythme, par sentir comment tout le corps participe à l’acte d’expansion et de contraction, ce qui permet une respiration plus profonde, plus complète et plus synergique. Une respiration capable d’oxygéner le sangLa respiration est capable d’oxygéner le sang, de régénérer les organes, de te rendre plus fort et de te libérer du stress, de ramener les humains au « bon sentiment » qu’ils ont peut-être perdu à l’ère moderne. Qu’est-ce que cette « bonne sensation » humaine ? C’est très simple : être en harmonie avec la vie. Tout comme les arbres.